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January 18 Gimic 5GIMIC 5
PATAGONIE ARGENTINE Nord : De BARILOCHE à MENDOZA par la Ruta 40
mercredi 2 janvier 2008 : soleil et vent , 21° Une fois de plus les stations de carburant YPF veulent nous faire payer le diesel 2 fois plus cher ..prix estranjeros …on va se ravitailler plus loin , discrétement… Nous rejoignons dans un bain de poussière le lago HUECHULAFQUEN dans le Parque LANIN couvert de forets primaires d’araucarias au pied du volcan LANIN (3779m) tout enneigé Sur la piste , un renard écrasé sert de festin aux condors ( plumage noir , collerette blanche , 3m d ‘envergure ) …superbe vol Km 38712Coup de cœur pour un coin de verdure au bord de l’eau (abrité) gardé par un indien Mapuche bon teint avec son grand chapeau , son cheval et ses chiens C’est trop de bonheur … On ouvre le champagne argentin (là , ça ne souffre pas la comparaison avec une veuve cliquot …mais quelques bulles font toujours plaisir ) Juste quand le bouchon saute , nous voyons arriver un TOY BJ 65 FRANÇAIS !!! Mélanie et Mathieu d’ Evreux (infirmière et prof de gym, 27 ans ) (melmatplanet@yahoo.fr) qui ont tout lâché pour vivre leur rêve de voyage : …Amérique du sud (même itinéraire et timing que nous) et qui espère trouver au Chili un bateau pour envoyer leur véhicule à Tahiti ( ??) et s’y refaire une santé financière avant de continuer sur l’Australie Ils sont adorables , enthousiastes , gais , plein de vitalité … on se raconte nos « aventures », coup de cœurs , rencontres , envies …autour du champagne partagé Puis nous allumons un grand feu de bois pour cuire les steaks à la parilla et les pommes de terre à la braise (Bonne soirée sous un ciel constellé d’étoiles …
jeudi 3 janvier 2008 : pas de vent , 30° au soleil réveil à 10H petit déj au soleil , pas de vent , ciel limpide , lac scintillant … pas envie de partir , on s’accorde une nouvelle journée de farniente aux côtés d’une famille de 8 oies , marque : Ruddy-headed goose Mélanie et Mathieu vont voir quelques Km plus loin si l’ herbe est plus verte ; nous échangeons nos coordonnées , des infos sur les transitaires bateaux , des bouquins ….. on se retrouvera certainement sur la « route » Pas une risée sur le lac , l’eau est d’un bleu profond : je ne peux résister à l’envie de me baigner mais l’eau est glaciale !!!
Vendredi 4 janv. 08La radio nous apprend que le volcan Villarica au Chili , à 30 km à vol d’oiseau est entré en éruption faisant quelques morts ( ?) et blessés … un tremblement de terre est même annoncé…on venait juste de choisir de remonter par l’argentine et la route 40 Nb : Ruta 3 pour descendre de Buenos Aires à Ushuaia par la côte atlantique , Ruta 40 pour remonter le long de la cordelière des Andes …difficile de se tromper de route !
Au moment de démarrer , plus de batterie !!! Grrr…et bien sur il y a un caillou juste devant la roue qui nous empêche de descendre Toute une famille argentine vient nous aider à piocher pour enlever le gros caillou , pousser et finalement se brancher sur leur batterie On repart vers le Nord , vers MENDOZA , cette fois la grosse tôle ondulée de la piste a raison des étagères du placard qui s’effondrent …détail…
En quittant le Parque LANIN , nous passons le « col de Luz la Croix haute » en laissant derrière nous définitivement montagnes , lacs et forêts pour plonger brutalement dans un paysage aride de « pâturages à chameaux » et de canyons …la T° monte à 36 ° !!! Sur la route, c’est à nous maintenant de dépanner ….arrêtés à grand renfort de gestes par un gaucho tout rouge et hirsute qui demande de l’eau …pour son cheval …. Km 39045 , 25km au nord de Las Lajas ssur la RP 21 , càd nulle part Campement dans une Estancia au bord d’un rio au milieu de milliers de vaches chevaux, moutons et de millions de taons et moustiques … tenue longue de rigueur …il fait chaud !!
Samedi 5 janvier 2008 : soleil , 39° Ruta 40 plein nord vers MENDOZA : alternance de ripio en tôle ondulée géante et de goudron avec des nids d’éléphants …dur , dur !!! Dejeuner dans un bistro à Chos Malal : steak-salade arrosé d’un 1l de bière locale brune extra (Quilmes negra Stout) ; nous suivons à la télé la finale RODEOS de la région de Buenos Aires : le corps à corps du cavalier et du cheval ne dure au maximum que 8s , mais quelle maestria !! Nous repartons et traversons sous un soleil de plomb , pendant 80 km , une zone volcanique : la route passe au travers d’ un cahot de magma noir noyé dans un sable blond…c’est lunaire .. Etant donné la T° , on avale 500 vilains km au frais de la clim : le paysage défile , grandiose On attend que la T° baisse à 28° pour s’arrêter au Km 39549… prés d’une cascade (à Mangui Malal , 30km avant Malargue : là encore , nulle part ) , quelques arbres et du sable Altitude 1780m
Dimanche 6 janv. 08 : soleil …45° !!! Le soleil du matin entre dans le camion et nous chasse sur la route au frais de la clim Nous arrivons à San Rafael au milieu de vignes très réputées ( nous allons tester cela dans les bodegas) Sur les indications du site web de parapente en argentine , nous nous engageons dans le Canon del Atuel ,1ère piste à droite après le portail d’entrée , nous croisons un Land rover rouge avec 2 parapentistes à bord Maurizio et ?? ( voile SOL et Gradient) en route pour l’attéro : on prend un pot , on discute parapente , sites …ils vont en France , en Mai , pour voler … on les accueillera avec plaisir !!! Ils nous emmènent par une piste épouvantable au décollage : vent thermique très fort arrière !!! ….rien ne vaut les Alpes pour le parapente …. il fait 45° !!!… nous descendons dormir dans le canyon au bord d’un torrent tumultueux au milieu de familles argentines qui viennent chercher un peu de fraicheur : des rafts défilent sur l’eau : ce sont les grandes vacances KM 39850
Lundi 07 janv.-08 …35° Petit déjeuner à l’ombre d’un gros arbre , les pieds dans l’eau …les tourbillons de l’eau me font trop envie … Une camionnette me remonte (seule , Gim n’aime décidément pas l’eau ) en haut du canyon ou l’on peut louer raft , canoë , kayak, …j’opte pour l’hydrospeed…c ‘est génial de se laisser entrainer dans les flots bouillonnants ; il n’en faut pas moins palmer sans cesse pour rester dans l’axe de la rivière et passer les rapides sans se faire projeter sur les rochers L’eau est bonne , c’est très ludique … Nous sommes 4, bien encadrés par 2 jeunes moniteurs enthousiastes et bien mignons … mais faut pas mollir !…au bout d’une heure de descente dans les vagues , j’ ai mon compte et surtout un bon coup de soleil sur les fesses
mardi 8 janvier 2008….35° nous remontons sur SAN RAFAEL par un bon goudron faire réparer le pare brise avant qui s’est fendu ; c’est un grand classique içi : toutes les voitures ont leurs parebrises avec des pocs , fentes , étoiles … nous avons déjà vécu un premier épisode pare brise (arrière ) … nous savons qu’il n’y a pas de pare brise de rechange pour notre camion en Amérique du sud …et un plastique à l’avant : c’est pas terrible !!!
A la 3ème adresse , on se retrouve au fin fond d’une fabrique de prunes séchées (?) avec une pancarte « AGUA PURA » ( ??) qui a le matos ad hoc pour injecter un produit dans la fente qui polymérise aux UV … ouf !! Arrêt internet , supermercado ou nous croisons un camping car 35 (Rennes) avec un couple et 2 fillettes en route pour 18 mois WWW.vivrenotrereve.com Zut , ils n’ont pas de livres à échanger … Il fait toujours aussi chaud Nous longeons les Andes qui prennent de plus en plus de hauteurs : nous apercevons maintenant les sommets de 6000m et plus Nous traversons une immense étendue de vignes dans la région de MENDOZA avant de monter se mettre au frais au gite San Bernardino de Michel et Sandra LANNIAUX à Vallecitos au pied de l’ ACONCAGUA 6954m Km 40179Ce sont des amis de Jean françois et Catherine Ratel , que nous avons rencontrés avant notre départ : ils vivent moitié moitié entre leur gite de St Gervais et celui de Vallecitos ou ils reçoivent skieurs l’hiver , et parapentistes/marcheurs l’été Nous sommes chaleureusement accueillis par Jose Luis + les chats + les chiens Jose Luis nous offre le maté : on a l’impression de boire une infusion de cigarette , même avec du sucre , ce n’est pas terrible L’intérieur du chalet a bizarrement des allures de chez nous , il y a même une grolle Sur les étagères , il y a le livre « Voler en parapente » de Delorme , quelques polars et surtout le Bruce Chatwin « En patagonie » que je n’avais trouvé à Annecy avant de partir On s’installe sur la terrasse du refuge qui donne sur la vallée : nous sommes à 2850m … léger mal de tête …ce n’est pas le moment de gouter les bons vins d’en bas…dommage Les sommets derrière nous sont TRES TRES HAUTS Il y a heureusement un décollage à 3200m (… attero au gite ou en bas dans la vallée …mais là c’est plus sport ) …on verra demain
Mercredi 9 janv. 08 : soleil , 22°Le temps n’a plus de prise La journée s’est écoulée au soleil et dans le vent à prendre la dimension de l’espace , à regarder les nuages se former et se déliter quasiment sous notre nez, à observer la montée des thermiques … Petite rando de mise en jambe …rien à voir avec d’autres « trekkers » espagnols , tchèques, japonais du gîte au dessus , venus s’acclimater , faire quelques sommets à 6000m avant de s’attaquer à l’ Aconcagua Nous nous sentons tout petits et vulnérables au cœur de toutes ces immenses murailles TRES rocailleuses La voile reste sagement pliée …on verra demain matin …Repli au soleil de la terrasse du San Bernardo pour un apéro vin blanc de Mendoza bien frais en compagnie des chiens et chats adorables … nous partageons olives , chorizo , cracottes au sésame La nuit s’étoile doucement et les lumières de Mendoza brillent au loin dans la vallée On se sent bien , nichés tout là haut au frais , dans le silence de la montagne
Jeudi 10 janvier 2008 : soleil , 17°La nuit a été plus « sport » : vers 2h du matin un vent violent descendant s’est levé , nous obligeant à fermer le toit et à finir la nuit en bas Nous nous sommes rattrapés en faisant grasse matinée jusque 11h30 !! Puis plus RIEN … encéphalogramme plat…le nirvana peut être… Le chat sur les genoux , je me plonge dans le Bruce Chatwin « En Patagonie » et en apprécie toute sa saveur : chaque nom raisonne et évoque maintenant plein d’images et de sensations
Vendredi 11 janvier 2008 : soleil , 24° Nous descendons du CORDON DEL PLATA pour filer vers d’autres sommets plus hauts encore et plus mythiques La Panaméricaine (Ruta 7) nous emmène à flanc de montagnes dans un moiré d’ocre , vert, rouge , vers le Puente de l’Inca : une merveille naturelle et artificielle à la fois , un pont de souffre et de sel construit par les Incas à partir d’eau canalisée pour franchir le Rio Mendoza Un peu plus loin nous entrons dans le Parc de l’ACONCAGUA qui nous écrase de ses 7000m Anecdote : avant hier , en rando , Gim a ramassé sur les chemins escarpés montant au Pico del Plata (6100m) , un petit tupperware (le tout petit de la marque ) avec une poudre blanche dedans…gros débat : j’opte pour la poudre d’escalade …étant donné l’environnement … mais il n’y en a pas beaucoup … Gim opte pour la cocaine … étant donné l’environnement … Aujourd’hui , contrôle de police avant la frontière chilienne , Gim jette la poudre , je garde le tupperware … Km 40515 Le soir , nous nous posons dans un oasis de verdure à Potrecillos (1800m ) … juste au milieu d’un camp scout
Les semaines passent , il va falloir trouver une assurance locale pour le camion , réserver un container de fret pour un éventuel retour …à moins de le laisser sur place et de revenir après un aller retour avion en France pour voir enfants, parents , amis..
Samedi 12 janvier 2008 : soleil , 34°
Journée étape (500km) vers le nord pour rejoindre les Parcs nationaux d ‘ Ishigualasto et Tampalaya … Nous passons Mendoza et San Juan . Après toutes ces semaines passées dans la nature , nous n’avons pas envie d’affronter les villes d’autant qu’elles ont été détruites quasiment entièrement lors du tremblement de terre de 1977… Nous traversons des Km de vignes . Sur le bord de route , une petit estanco nous vend ses melons , les meilleurs du monde , et son vin rouge du cru appatara (foule au pied) très sucré
Le paysage se désertifie brutalement ; la route traverse maintenant un vent de sable qui balaye une immensité de dunes parsemées d’arbustes épineux
C’est là que nous tombons sur le sanctuaire de la Difunte CORREA ESTUPENDO !!!!! (stupéfiant ) Pendant la guerre de 1840 , Corréa partit avec son enfant à la recherche de son amoureux mais mourut de soif dans le désert ; quand on découvrit son corps , l’enfant était toujours vivant et tétait encore. Depuis on lui prête des pouvoirs miraculeux et on vient de la terre de feu et de Bolivie pour la vénérer et lui confier son destin… Dans un ahurissant bric à brac , les pélerins déposent photos ,dessins, maquettes de maisons, robe de mariée , maillots de foot, outils , volants et enjoliveurs de voiture ; les camionneurs particulièrement dévots viennent y déposer leurs plaques d’immatriculation Nous en avons croisé un qui amenait 2 pistons !!!! Une nuée de perroquets verts à queue fuchsia a élu domicile dans un grand acacia et y a construit un gigantesque nid (1,5m de diametre ) Les rares villages ,d’une grande pauvreté , sont maintenant de pisés et toit de tôles ou pailles , quelques vieilles guimbardes y sont abandonnées
Puis nous rentrons dans la Valle Fertil traversant cette fois des étendues rocailleuses , arides mais verdoyantes et couvertes d’acacias d’ou émergent d’immense cactus (3m) tout en fleurs
Km 41047Nous arrivons à la tombée du jour à l’entrée du Parque ISHIGUALASTO (« terre sans vie » en quetshua) : temple de la paléontologie rempli de fossiles de dinosaures parmi les plus vieux du monde (250 millions d’années ??)… dans un paysage lunaire
Pour l’instant , le vent souffle toujours et le sable, très fin , s’infiltre partout Nous sommes vaguement à l’abri de quelques rochers mais il faudra encore garder le toit du camion fermé Nous retrouvons avec plaisir nos amis guanacos January 08 Route Australe ChilieGIMIC 4
ROUTE AUSTRALE CHILIENNE de Chile Chico à CHAITEN , île de CHILOE , BARILOCHE (Argentine) , route des 7 lacs
CHILI Dimanche 23 décembre KM 37150 ; COYHAIQUE cœur de la Patagonie Chilienne : nous attendons 9h du matin et l’ouverture de l’usine LIPIGAZ/ENAGAZ pour remplir nos bouteilles camping gaz « international » : miracle , ça marche : ils ont les embouts de remplissage !!! nous confirmons donc le tuyau web , l ‘autre point de ravitaillement est en Argentine à Rio Gallegos … ça ne court pas les rues…nous voilà tranquilles pour le reste du voyage Par contre , il n’ y a pas de bateau à l’agence Navimag de Puerto Chababuco à Puerto Montt (500km au milieu des îles ) avant jeudi … et c’est cher : 300 euros : nous tentons donc la montée vers Chaiten en espérant que la piste ne soit pas trop mauvaise (450km) et qu’il y aura un bateau pour Chiloe sinon c’est le grand détour par l’argentine et Bariloche
Mardi 25 décembre : soleil , 30° Km 37576 : CHAITENnous sommes au bout la route australe chilienne après 850 km depuis la frontière argentine à Chile Chico : pistes étroites, vallonnées , caillouteuses qui serpentent au milieu de fjords , lacs , cascades , glaciers , forets …il fait un temps superbe… 30° !!! La végétation est si dense qu’elle prend des airs tropicaux avec ses gigantesques feuilles de « rhubarbes » qui mangent la piste ; des lupins bleus et roses couvrent les pentes … Nous sommes au bord du pacifique et c’est Noel …drôle d’impression… La mer roule d’énormes galets Nous nous sommes installés au camping Los Arrayanes au bord de la mer sur un tendre gazon face au volcan Corcovado tout enneigé Des moutons cuisent à la broche de tous cotés : les gens du coin se sont réunis pour fêter Noel au soleil ; de grandes parties de ballons animent le camp Nous espérons passer demain (il y a 2 traversées par semaine …) en bateau sur l’ile de Chiloe si le gros camion ne prend toute la place ; sinon il nous faudra revenir en arrière sur la piste et faire le détour par l’argentine en passant par Bariloche
Mercredi 26 décembre : soleil 24°Nous nous réveillons dans la brume : ou sont passés les monts enneigés ??? Quel changement , nous filons au bureau maritime Navire Austral qui ouvre à 9h Nous ne sommes pas les seuls …il y a de la place sur le bateau pour QUELLON (petit port de Chiloe) à 10H exactement , ce que nous attendions : TOP chance … On embarque pour 6h de traversée de rêve vers l’île de CHILOE : au fur et à mesure que le bateau s’éloigne de la côte , la brume de désagrège et on voit apparaître au dessus des nuages toute la cordillère chilienne enneigée Nous débarquons à Quellon : c’est un autre monde maintenant , on se dirait à l’île aux Moines dans le golfe du Morbihan mais en cent fois plus vaste …il y a même les huitres… Les maisons sont toutes en écailles de bois sur pilotis (palafitos) et de toutes les couleurs Chaque village a son église en bois (150 sur l’île , beaucoup sont classées patrimoine mondial de l’humanité …) Il y a de bons gros chiens partout qui vivent joyeusement leur vie
C’est le royaume du saumon et des crustacés : on s’en régale chez DON OCTAVIO un petit restau en écailles de bois bleues donnant sur la mer à CASTRO Il y a de l’abalone mais je ne sais plus ce que c’est , sinon que c’est bon !!!
Jeudi 27 décembre : soleil 22°CASTRO : campement dans un petit coin de verdure Grand ménage du camion : on vide tout , on balaye la poussière qui s’est accumulée partout depuis 2 mois , on lave le camion , le linge … Nous reprenons nos pérégrinations vers DALCAHUE et attrapons dans la foulée un bac pour l’ile de QUINCHAO : petits villages de bois sur pilotis , églises , petits ports de pêche… Dans une gargote improbable , on se régale devant la mer d’un asado de cordero (méchoui d’agneau) Dans cette partie de patagonie chilienne , les habitants sont essentiellement des descendants d’ indiens Mapuche, très petits, le visage très large : la majorité des filles est obèse , avec des bourrelets qui dépassent largement des pantalons taille basse : quelle gachis !!!
Km 37850 : CAULIN au nord de l’ile de Chiloe : minuscule village au bord de l’eau ; une église en bois , un petit cimetière tout pimpant , des colonies de cygnes à col noir …et des VIVIERS d’huitres : c’est LE spot de la région ou les déguster Le petit resto « Ostras Caulin » nous accueille au coucher de soleil …nous sommes les seuls clients … petite nappe rouge , vue sur la mer , musique chilotte aux accents bavarois , huitres (belons) GRILLEES , saumon fumé , Chardonney …EXQUIS !!! Et pour clore le tout, le patron nous propose de nous installer à coté sur le gazon , face à la mer
Vendredi 28 décembreIl fait gris , un n.ième bac nous ramène sur le continent ou nous retrouvons l’autoroute et des stations balnéaires assez chicos à Puerto Varas , Frutillar au bord du lac Llanquihué: des chalets de bois , des roses partout …on se croirait en Suisse Les guides nous vantent la vue extraordinaire sur le volcan Osorno enneigé qui jaillit du lac : pour l’instant il est perdu dans le gris des nuages c’est très beau mais on se sent moins à l’aise dans ce milieu un peu trop léché et puis on a envie de se dégourdir les ailes et les premiers bons sites de parapente ne sont plus loin …juste derrière la Cordelière andine …en Argentine Direction : BARILOCHE Km 38120Nous nous arrêtons avant la frontière à AGUAS CALIENTES petite station thermale populaire au milieu de la foret du parc PUYEHUE Nous nous installons au bord du torrent qui FUME : il y a partout des résurgences d’eaux chaudes à 75 ° … on passe un temps fou à barboter , même Gim se baigne ; il pleuvine , cela nous rafraichit : c’est DE-LI-CIEUX !!!
ARGENTINESamedi 29 décembreNous repassons en Argentine : forêts , montagnes enneigées, cascades , torrents , fleurs : les Alpes à grande échelle Villa Agostura : station balnéaire de la jet set argentine , et de la famille Peron .. On refait le plein de vin et de viande : le vin argentin est décidément nettement supérieur au chilien : nous l’avons largement testé ..quant à la viande (Bife de lomo) : il n’y a rien de comparable nulle part ailleurs Km 38297 : BARILOCHE au bord du gigantesque lac Nahuel Huapi …balayé par le vent ..une fois de plus Hôtels et Chalets en bois partout : c’est très beau mais très « léché » Il ya des jeunes partout , en groupe , beaucoup viennent y fêter avec leur classe la fin des cours ou un diplôme On se réfugie au camping Serva Negro à l’abri des arbres ou l’on retrouve les allemands en Mitsubishi croisés au Fitz Roy … ils ont toujours des problèmes de pneus
dimanche 30 décembre 2007 : soleil 21° j’ai repéré les sites de parapente : décos aux sommets (2400m) du Cerro Otto ou de Cerro Catedral …on peut même y monter en télésiège … vol fabuleux devant le lac Nahuel Huapi ..mais évidemment le vent y est aussi fabuleux !!! on abandonne pour remonter vers SAN MARTIN DEL ANDINOS par la Valle ENCANTADO .. et c’est vraiment un enchantement de roches aux formes bizarres , cheminées de fées …des rafts passent en bas dans le torrent nous reprenons tout de suite à gauche la piste vers le lago TRAFUL et tombons en arrêt devant un campement sauvage de rêve : STOP !!! Km 38470Gim ressort sa canne à pêche , tous les espoirs sont permis avec les nouveaux leurres multicolores de Coyhaique
Lundi 31 décembre : soleil 21°journée farniente , lecture , bronzette et pêche : Gim nous sort LE SAUMON du réveillon … encore 3kg au moins !! Le midi , c’est barbecue …pardon , PARRILLA ! de cordero (mouton) …ça sent bon le feu de bois : C’est le paradis !!! De plus , nous avons le réseau téléphonique … le téléphone chauffe … bonjour la facture mais c’est si bon
Mardi 1er janvier 2008Nous quittons à regret ce petit coin divin pour continuer la « route des 7 lacs »… en réalité une piste assez pourrie et poussiéreuse C’est trop de beauté … encore des lacs , des monts , des forets et des fleurs …jusque San Martin de los Andinos .. les bords des lacs sont maintenant envahis de monde : est ce le nouvel an ou le début des vacances scolaires ??? San Martin est une petite bourgade de petits chalets en bois , très mignonne , paisible ; les campings sont pleins … on prend donc la première piste (très pourrie !) qui va plus loin au bord du Lago Loglog pour retrouver la solitude dans un micro port : menu paella au soleil couchant … Km 38609demain il nous faudra choisir : remonter de 1200 Km par la mythique ruta 40 argentine jusque MENDOZA ou repasser au Chili vers Villarica/Pucon et monter à Valparaiso/ SANTIAGO … à droite ou à gauche des Andes ; côté argentin , aride , désertique et rocailleux ou côté arrosé , verdoyant , plus urbanisé du Chili … on verra au petit déj !!
Patagonie chilienneGIMIC 3 : Patagonie Chilienne
PUNTA ARENAS , TORRES DEL PAINE , PERITO MORENO , FITZ ROY
Dimanche 9 décembre : soleil , VENT , 11°
Km 34670 , Punta Arénas : journée de farniente à l’hôtel El Calafate (myrtilles) … couettes et matelas moelleux ..wifi dans la chambre , le luxe !! nous nous connectons sur skype pour joindre enfants et parents et relevons nos mails Gros tri de photos pour éliminer des tonnes de lions de mer , pingouins …. Nous sortons en ville au hasard des rues balayées par le vent , avec parfois de très fortes bourrasques, paraît que l’on peut voir les chats s’envoler …. : l’achat du bonnet s’impose immédiatement La luminosité est très intense : Punta Arenas est juste sous le trou de la couche d’ozone ( ?!) ; des panneaux affichent les niveaux d’alerte : crème solaire et lunettes de rigueur La mer est d’un bleu profond piqueté d’écume blanche… il ne fait pas bon être en bateau Les maisons sont en majorité en tôles peintes blanche à toit rouge , ou jaune à toit bleu….beaucoup de Chevrolet mais pas l’ombre d’une VW….. Les magasins sont beaucoup mieux achalandés qu’en argentine en particulier pour le matériel de montagne Petit resto populaire El Mercado : saumon mariné au citron , coquilles St jacques sauce chilienne + sauvignon blanc …. Passage au cimetière : au milieu de hauts cipres taillés tout ronds des tombeaux parfois extravagants racontent l’histoire de ce bout de continent et de ses immigrés croates , scandinaves , hongrois chassés par les guerres européennes ( plein de noms en k ….) La région a trouvé d’abord son essor pendant la ruée vers l’or en californie avec le passage des bateaux par le détroit de Magellan ; puis de l’élevage extensif de moutons…
Lundi 10 décembre : VENT , 14°Cap sur le garage VW pour changer le pare brise arrière : super accueil , on est entre bonnes mains …mail au concessionnaire de Santiago …, bien sûr le modèle n’existe pas au Chili …peut être au Brésil …un mois …on finit par trouver un réparateur de pare brise qui nous en confectionne un aux petits oignons …. Ouf !!! Nous reprenons le soir la route vers le Parc des glaciers de TORRES DEL PAINE Le ciel s’assombrit dangereusement …le vent modèle de gigantesques lenticulaires
Km 34925 : la nuit tombe quand nous arrivons au camping Jomar de Puerto Natales : une dizaine de petites parcelles de gazons que nous partageons avec le TOY suisse rencontré à Ushuaia , un land allemand super équipé , et un combi VW de Colombie britannique partis depuis 14 mois Miracle : le vent est tombé , on monte le toit avec plaisir pour dormir « au 1er »
Mardi 11 décembre : 16° , soleil et nuages mais vent violent : 80 km/h + rafales !!!Km 35084 : les TORRES DEL PAINE , spectaculaires piliers de 3000m , se dressent devant nous , dominant la steppe patagonne ; la piste court le long de lago d’azur, les glaciers bleus s’accrochent aux flancs des montagnes C’est une merveille … Nous retrouvons de beaux troupeaux de guanacos avec plein de petits qui gambadent Un renard vient manger du chocolat dans ma main Le campement du lago Pehoe est un petit paradis de verdure au bord de l’eau, relativement abrité du vent… Gim en profite pour vérifier si le filtre à air n’a pas trop mangé de poussière , je passe un grand coup de balayette , outil indispensable en voyage !
Mercredi 12 décembre : 12 ° , temps gris et vent violent 80Km/h Nous allons au bout de la piste vers le Lago GREY ; le bateau qui accède au glacier ne partira pas à cause du vent ..nous longeons donc la plage malgré les rafales et accédons à une petite ile ou viennent s’échouer , poussés par le vent , d’énormes iceberg de toutes les nuances de bleus Le soir nous marchons jusque la cascade du Salto Grande et le mirador Cuerros au milieu de champs de myrtilles , nous longeons le Lago Nordenskjold avec une vue extraordinaire sur les dents déchiquetées des TORRES Au coucher de soleil , le vent tombe , nous bivouaquons avec bonheur à coté des cascades , vue sur le lago Pehoe sur fond de cordillère enneigée
Jeudi 13 décembre : GRAND BEAU , SANS VENT !!!! 16° Nous sommes réveillés par 2 superbes rapaces (Caranchos) qui déchiquettent notre sac poubelle Nous prenons le bateau qui traverse le lago Pehoe pour rejoindre le refuge Pehoe et remonter vers le glacier GREY en suivant la rive de son lago Vue superbe du bateau sur les torres toutes dégagées de nuage Sac à dos , pique nique , bonnet , crème / on attaque la montée en T-shirt : il fait délicieux Le sentier se perd au milieu des myrtilles , dans les forets , débouchent sur des cascades ; au sommet nous apercevons nos gros iceberg flottant sur le lac , et après 3h30 de crapahute nous arrivons enfin devant le glacier GREY , montagne de glace craquelée et bleu qui tombe dans l’eau : vue fantastique !!! Retour à belle allure pour ne pas manquer le bateau de 18h30 et le confort du camion qui nous attend au ponton On est mort !!!! …des courbatures partout après 1mois de farniente sur le bateau Campement à la cascade de Salto grande mais ce soir le vent est revenu : on se replie donc au rez de chaussée
Vendredi 14 décembre : soleil , vent moyen , 16° Farniente au campement du Lago Azul : comme le nom l’indique , l’eau est bleu turquoise dans un écrin de verdure , coquelicot et lupins ; vues sur les Torres bien sur … Sur une table en bois du campement , j’étudie les cartes , les guides pour la suite du voyage …d’énormes lapins tournent autour de moi
Gim améliore de jour en jour le café avec Pisco (alcool de raisin ) et le dulce de leche (confiture de lait)
Les Suisses en Toy rencontrés à Ushuaia nous rejoignent..
Petite pensée particulière pour les copains randonneurs : Perrier, Alzieu, Greg , Darieu , Hollen : Le parc TORRES DEL PAINE est un endroit absolument exceptionnel pour la rando : paysages sublimes et variés , refuges et campement bien répartis et bien organisés avec matos au besoin à louer . Pour les meilleurs et motivés le grand circuit de 7 jours ou plus est un must mais il faut être prêt à affronter les caprices quotidiens du vent !!!
Samedi 15 décembre 07 : Nuages et Soleil , 20°Nous laissons derrière nous le chili pour repasser en Argentine à Cerro Castillano Visa , tampons … on cache nos provisions fraiches car argentins et chiliens font de part et d‘autre la chasse sanitaire
Nous croisons à nouveau plein de VW…avec la vague impression que le concessionnaire VW de Rio Grande s’est payé notre tête en nous affirmant que l’on trouverait plus facilement notre pare brise à Punta arenas ou à Siantago ou , SÛR !! à Iquique soit à 5000km de là !!! or nous n’avons vu aucun VW au Chili : Grrrrr !!!!
La route traverse des immensités montagneuses et désertiques modelées par les nuages ; Guanacos , tatous , émeus , renards , lapins , chevaux , condor ( ??) Nous arrivons dans l’après midi au bord du lago argentino à El Calafate: porte d’entrée du Parc national des Glaciers Cette petite bourgade a entièrement été crée pour accueillir les visiteurs et randonneurs : on y retrouve une banque et son distributeur , un super mercado, , quelques cafés sympas , internet bien sur , et des magasins de montagne avec du super matos … Au bout de la route , 70 km après El Calafate , nous découvrons stupéfaits , le Glacier PERITO MORENO : absolument spectaculaire ….une langue de glace de 55m de haut de toutes les nuances de bleus avance de 14 km entre les montagnes pour venir s’éclater dans le lago argentino turquoise, laissant filer avec le vent de gros iceberg Km 35636Nous campons discrètement JUSTE AU DESSUS du glacier : MAGIQUE !!! Toute la nuit nous l’entendons craquer
Dimanche 16 décembre *Nuageux le matin , nous passons des heures à écouter craquer le glacier et à observer les blocs de glaces s’enfoncer dans l’eau en de gros remous En revenant sur El Calafate , je m’aperçois que le petit NIKON n’est plus « à sa place » : Gim l’a oublié dans les toilettes prés du glacier : vite demi tour …nous le retrouvons heureusement et en prime le soleil est revenu irradiant le glacier : photos , photos !!! Nous remontons par un ripio caillouteux tout le long du rio La Léona jusqu’au lago Viedma pour atteindre au couchant le fameux FITZ ROY dont les éperons rocheux spectaculaires jaillissent des nuages Km 35960A EL CHALTEN , nous nous arrêtons au camping El Relincho : petit coin de verdure adorable au bord du rio et au pied des montagnes …pas de vent , quelle chance Nos teutons du bateau sont là !!!! : je récupère plein d’infos auprès de leur guide sur les itinéraires par le Chili , les possibilités de bateau , l’état des pistes , le ravitaillement en carburant ….
El chalten : dédiée à l’escalade et la rando , le petit village explose on se croirait en plein far west avec des rues poussiéreuses balayées par le vent , des estancos en bois qui se construisent de partout et des chevaux … même les gauchos ont les grands chapeaux …il ne manque que les portes de saloons à battants… Le soir Gim nous concocte une super paella sur le réchaud à essence avec les conserves pimentées de chipironnes et calamares : un régal !!!
Lundi 17 décembre 07 : soleil 20° , peu de ventNous ne ferons pas l’ascension du FITZ ROY aujourd’hui !! J’ai un gros rhume : farniente donc au soleil … Cela tombe bien car la porte arrière du camion est bloquée …. …Suite de la casse pare brise …. Des morceaux se sont glissés subrepticement dans la serrure : Gim passe l’après midi à tout démonter et nettoyer …. Le ciel est lumineux , nos voisins argentins nous disent qu’ils n’ont pas vu les sommets et qu’il a plu depuis 15j !!!
mardi 18 décembre 2007 : nuit difficile , j’ai mal partout et de la fièvre …ZUT ! journée léthargique pour moi dans le camion au bord d’une jolie rivière qui jaillit en cascade du Lago del Dieserto 35km (de mauvaises pistes) au nord de El Chalten Gim pêche !! et au premier lancer , touche un poisson trop gros pour lui : il y laisse son leurre… Une demi heure plus tard le voilà revenu avec un SAUMON grand « COMME CA !!!!»…..3Kg au moins …voir photo !!! January 02 Patagonie et terre de feuGIMIC 2 : PATAGONIE ATLANTIQUE :
BUENOS AIRES , Péninsule VALDES , PUNTA TUMBO , CABO LOS BAHIAS , RADA TILLY, PUERTO SAN JULIAN, BOSQUE PETRIFICADO , MONTE LEON
Mercredi 21 novembre : grand beau, 25°, Km 29500La remontée du Rio de la Plata de Zarate à Buenos Aires nous paraît infinie Enfin Buenos Aires est en vue vers 13h : 25° temps délicieux , très forte luminosité Les formalités de douane et de police sont bouclées en 1h sans problème (pas besoin de carnet de passage en douane !!)
Buenos Aires est une ville superbe toute fleurie de jacarandas , mais nous avons envie de grands espaces , on fait donc rapidement le plein de pesos, quelques réserves de vin et …à nous la PAMPA !!!! RUTA 3 jusque USHAIA : 3300 Km …La Pampa verte et grasse à l’infini sur des centaines de km , est parsemée de steak sur pattes La route est pour l’instant très bonne , nous croisons plein d’oiseaux et surtout des rapaces de toutes sortes qui viennent diner des restes de tatous , renards, lapins écrasés…. Au fur et à mesure que l ‘on s’éloigne de la capitale , les voitures se déglinguent : 404 d’époque , 504 , nombreuses 2CV , R4 , … rien que du french !! Le diesel est 2 fois moins cher que chez nous mais on consomme 50% de plus vent dans le nez …et quel vent : bonjour la Patagonie !!! La route est bordée de part et d’autre par des clôtures de barbelés : pas facile de trouver , malgré l’ immensité des espaces , un coin pour s’arrêter Hors la route , ce sont des pistes de Fesch Fesch dans lesquelles nous nous enfonçons pour notre première nuit ( 29626Km) au milieu de mille lucioles qui scintillent à la pleine lune Le vent est …. « Soutenu » ! …on se met dans le bon sens afin de pouvoir monter le toit
Jeudi 22 novembre 07t : vent , pluie ,13 ° à 20° , … RUTA 3Km 30157 : Monte Hermoso …petite station balnéaire prés de Bahia Blanca Nous nous installons sur les dunes au bord de la plagie : somptueux coucher de soleil jusqu’à ce qu’une barre noire fonce sur nous et tout à coup un vent violent , brutal , souffle le sable ..à décaper la voiture …juste le temps de fermer le toit et nous nous réfugions à l’intérieur à l’abri des tamaris….
Vendredi 23 novembre : vent violent , 13 °Puerto Madryn : jolie station balnéaire , base arrière de la Péninsule Valdés ; Nous nous plantons camping ACA (impec !!) et sortons les vélos pour nous dérouiller après tous ces jours de mer et faire le plein de pesos Nous découvrons enfin la PARILLA ou encore la grillade de bœuf argentin : c ‘est un grand moment …inégalable nulle part ailleurs …viande fondante , gouteuse .. le tout arrosé de vin du cru !!! ARGGGGGG !!!!!!
Samedi 24 novembre : soleil , 20° , vent
Cap plein est sur la péninsule VALDES : point de rassemblement des baleines ( un millier sur 4000 au monde ) qui viennent y mettre bas portées par les courants chauds en provenance du Brésil
PUERTO PIRAMIDES : Km 31120 , la route descend vers un tout petit port au bord d’ une mer d’un bleu cobalt éblouissant …excitation totale !!! : Un bateau embarque à 18h30 pour 2h dans la baie … un tracteur met le bateau à l’eau et c’est parti !!! Tout prés de la plage , nous croisons un baleineau qui joue autour de sa mère ( 14m , 35T ) en jaillissant de l’eau … Plus loin … plein de baleines qui soufflent haut et pointent leur queues dans le soleil couchant … EXTASE TOTALE … Nuit au camping municipal à l’abri des tamaris
Dimanche 25 novembre : soleil , vent , 20°Matinée cool …on se pose à « l’estacion » , un petit resto haut en couleur , style années 60 , music ad hoc , … on trie les photos , envoie quelques news vers la famille et les copains … longue promenade le long des falaises on plante le camion devant la mer … moment divin du couchant …. Mais le vent monte en pleine nuit et nous devons nous replier en catastrophe à l’étage inférieur
Lundi 26 novembre : soleil , vent , 15 à 30 ° , Km 31350
250 Km de pampa aride, parsemée de bosquets et bordée par le bleu parfait de l’atlantique …Plein nord d’abord vers Puenta Norte pour arriver avec la marée haute et découvrir au bord de l’eau des colonies d’éléphants de mer lézardant au soleil Sur la piste nous croisons des GUANACOS ( sorte de lamas) des marras ( très gros « lapins » de 14 Kg , des émeus , tatous .. Puis nous descendons sud vers Caletas Valdes en longeant une lagune peuplée de pingouins , de lions et d’éléphants de mer ( male : 5m , 4T) qui barrissent au milieu de leurs femelles …comme d’hab !! Nous retrouvons avec plaisir nos teutons du bateau : Georg et Barbara WOLF dits P’tit Lou … nos routes se croiseront encore j’espère … ils sont bien sympas Nuit au camping municipal de Puerto Piramides , et DOUCHE !!! ( de 19 à 20H !!!)
Mardi 27 novembre : le vent est tombé !!! , soleil , 26° , il fait très sec : 13% d’humidité , les yeux sont irrités et la peau desséchée A coté de nous au camping , un Mitsu super équipé immatriculé ZA nous attire l’œil …Fabien et Lucie Gomez de Jo Burg ont mis leur engin sur un cargo de Durban à BA
nous descendons maintenant vers le Sud : TRELEW , incursion vers GAIMAN petite ville galloise de briques rouges… bof !!! , nuit au camping Patagonia de Rawson après avoir parcouru la ville à la recherche d’un magasin ouvert … nous n’avons pas encore compris le timing d ‘ouverture heureusement nous avons pu nous réapprovisionner en vin , gruyère , chorizo , tomates , bananes
Mercredi 28 novembreNous continuons notre descente par la RUTA 3 vers PUNTA TOMBO sanctuaire des pingouins qui descendent du Brésil( ?) : 1 millions viennent y nicher Les mâles arrivent les premiers en septembre se répartir le territoire et reconstruire les nids , suivis par les femelles qui pondent en octobre 2 œufs Les petits naissent en novembre : les parents commencent alors d’incessants aller retour vers la mer pour les nourrir En janvier , les petits s’initient à la mer puis tout le monde abandonne Punta tombo fin mars C ‘est un spectacle attendrissant de les voir cahoter vers la mer , couver leurs œufs , le père est à la garde pour éloigner les mouettes qui se ferait bien une omelette Nous assistons à la sortie de l’œuf de bébés pingouins : ils sont trop mignons, tout noir duveteux : il y en a partout qui viennent jusque dans nos jambes , c’est très doux à caresser mais attention au bec !!! A la sortie de la réserve , nous croisons un gros camping car 51 , les LECLERCQ de champagne , il font partie des routes de la soie et ils nous refilent quelques tuyaux
La cote est splendide et invite au camping sauvage mais le vent variable fort à TRES FORT nous pousse à nous mettre à l’abri des tamaris du camping municipal de Camarones juste devant la plage On sort quand même les vélos pour faire le tour de la « ville » pistes en cailloux + vent dans le nez …pas simple L’ensemble est assez tristounet mais ça se construit de partout
Jeudi 29 novembre : jour des gnocchis Vers la fin du mois quand l’argent manque , c’est gnocchis . les restaurants affichent d’ailleurs : « Gnocchis du 29 » Nous allons à la réserve de pingouins de Cabo DOS BAHIAS …et encore des milliers de pingouins …partout …dans un écrin de roches rouges battues par la mer mais cette fois nous sommes seuls … on se régale … le paysage est grandiose on est TOP BIEN
l’après midi la T° monte à 32° et le vent reprend force … Grrrr Comodo Rivadavia nous accueille à l’entrée avec ses puits de pétrole et ses éoliennes .. KM 32234 : nous nous arrêtons au camping de RADA TILLY , petite station balnéaire avec une longue plage de 4km au pied d’une falaise parfaite pour le parapente … sauf que le vent vient de terre et souffle à 80 ( ??) faisant jaillir l’écume des vagues Ca nous aurait bien plu d’aller survoler les lions de mer qui barbotent en bas
Vendredi 30 novembre : 29° De Rada Tilly à Caleta Olivia , la route longe une succession de plages magnifiques Plus loin nous quittons la ruta 3 pour 50km de piste jusqu’au Bosque Petrificado Km 32520 : La tempête de sable s’annonce à nouveau ; nous nous refugions à l’estancia La Paloma : c’est « Paris texas » !!! une baraque misérable pleine de poussière , un camion déglingué , des poules ébouriffées par le vent et un groupe electrogène qui tourne dans un bruit d’enfer … : on se met à l’abri du mur des banos …
Samedi 1 décembre : le ciel est limpide et le vent moins violent Le site du Bosque Petrificado est magique : on se croirait dans le Colorado Là gisent des araucarias pétrifiés de 35m de long et plus de 2m de diamètre : ils ont été recouverts des cendres d’un volcan , il y a 150 millions d’année quand la région était verdoyante puis la silice s’est substituée à la sève … les momifiant ainsi… Nous croisons un joli renard gris pas sauvage du tout , des choique , des guanacos en pagaille Puis nous descendons vers PUERTO SAN JULIAN en passant le long des plages par le circuito costero Petit tour en ville pour chercher en vain la hervidor (bouilloire) électrico qui nous fera économiser le gaz Km : 32800 : Super campement au bord de l’eau quelques km au nord de San Julian sur le circuito costero : parilla , bon vin ….nous dormons une fois de plus au rez de chaussée du camion à cause du vent
Dimanche 2 décembre 2007 : le soleil rentre dans le camion pour nous réveiller doucement devant la mer …A midi nous bifurquons vers le Parque Monte Léon retrouver les falaises , les pingouins et les lions de mer … l’armée argentine en vadrouille y est installée … Ruta 3 jusque RIO GALLEGOS : 15° , le temps vire au gris Nous croisons un immense rassemblement (en fait un pèlerinage) puis un autre cette fois avec des policiers partout et des reliquats de pneus brulés : une grève … avec pénurie de carburant …glups !!! on fait prudemment ½ h de queue pour ravitailler Au carrefour un couple de français fait du stop pour la terre de feu : on les prendra demain s’ils sont encore sur la route Km 33226 : arrêt à la sortie de Rio Gallegos au milieu de nulle part mais à l’abri d’un rideau d’arbre au camping Chacra Daniel
Lundi 3 décembre : Temps gris , pluie , vent la totale ; T° : 7 à 11°Avant de quitter l’ argentine , nous faisons un petit détour par le Lago Azul : petit lac de cratère tout bleu comme son nom l’indique Nous entrons au Chili sans souci de paperasses à Punta Delgada puis traversons sur un bateau le Détroit de Magellan dans sa partie la plus étroite 3,5km Tout ici nous rappelle les aventures maritimes des explorateurs européens et on se demande à chaque fois comment ils ont pu faire pour arriver et survivre dans ces contrées hostiles et ces tourmentes de vent … Galère !!!! En débarquant , nous retrouvons notre couple d’auto-stoppeurs français ( lui est logisticien à la croix rouge et espérait un contrat au Brésil , elle instit en congé sabbatique) Nous repassons en Argentine à San Sébastien et poussons jusque Tolhuin déposer nos passagers qui veulent arriver le soir même à Ushuaia. La bourgade est toute vallonnée , et nous retrouvons des arbres ; les maisons sont de bois et tôles le tout très coloré avec toits tout en hauteur Après avoir fait le plein d’empenadas (petite pains fourrés à la viande , légumes…) à la Panadéria de l’Union comme le recommande le Lonely (Ils sont effectivement fameux) , nous nous posons au camping Hain au bord du Lago FAGNANO : superbe panorama : dégradé de gris sur le lac qui écume sous le vent , sommets enneigés en arrière plan Km 33700
Mardi 4 décembre : vent pluie et T° à 4° !!!!Le paysage change radicalement au cœur de la terre de feu La pampa a rapidement fait place à des paysages vallonnés et très boisés : Nous apercevons pour la première fois la cordillère des Andes Après le col Garibaldi , dans la descente sur Ushuaia, nous croisons un rallye de 2CV françaises ; ils sont au moins 50 Km 33824Nous retrouvons la « civilisation » touristique : restaurants, internet (plein de français sur Skype) , supermercado (on se réapprovisionne en bons vins et biffe de lomo) , magasins ou l’on trouve enfin une BOUILLOIRE ELECRIQUE… pour économiser le gaz,car il faut savoir que le ravitaillement gaz est particulièrement problématique : nos fameuses bouteilles CAMPING GAZ INTERNATIONAL n’ont rien d’international et il nous faudra aller les remplir dans des usines de gaz , avec le bon embout …affaire à suivre Nous nous installons sur les hauteurs d’Ushuaia au camping La pista des Andinos au pied des pistes de ski avec normalement (il fait un temps épouvantable) une belle vue sur la baie mais pour l’instant tout est gris et froid , heureusement le vent s’est calmé Nos voisins sont des suisses dans un super TOY landcruiser super équipé et avec toit ouvrant !!! plus loin encore des suisses dans un gros IVECO top qui termine son tour du monde : suisse, iran , inde , indonésie , australie , ouest américain( ?) ,… brésil ,… argentine , Ushuaia : …. pas mal !!!
Mercredi 5 décembre : pluie , neige 4°Nous laissons la ville pour le « bout du bout du monde » : fin de la piste à la baie de LAPATAIA au parque TERRA DEL FUEGO ou nous retrouvons avec plaisir notre escouade teutonesque du Grande San Paolo !!!! Longue marche (sous la pluie) le long du Lago ROCA et campement au bord d’un rio au milieu d’une ribambelle de lapins , d’oies , de rapaces … Km 3385720h : le soleil revient et tout s’illumine magiquement Les « 4 saisons de Vivaldi » nous bercent : elles n’ont jamais été aussi appropriées puisque nous les vivons toutes en l’espace du CD : soleil , vent pluie , grele , neige , soleil
jeudi 6 décembre 2007 : SOLEIL la T° remonte dans la journée à 14° Plus de gaz ce matin , il a dû faire froid cette nuit mais nous avons dormi avec tous nos sous vêtements de montagne Il FAIT BEAU : nous revenons vite sur USHUAIA prendre le bateau de 9h30 pour aller sur le CANAL de BEAGLE Nous prenons le BARRACUDA , un vieux rafiot de 1930 avec encore des cuivres , boiseries et statue en bronze à l’entrée …kitsch et plein de charme; nous avons le bateau presque pour nous seuls (nous sommes 4) Le capitaine parle bien français , il nous emmène dans la baie d’USUAIA sur des petites iles jusqu’ au raz des rochers …et là , c’est l’extase : des lions de mers partout vautrés sur les rochers , à portée de mains : les males sont énormes , se dressant pour rugir devant leur harem Plein de cormorans également mais je reste subjuguée par les lions Pour fêter cette matinée fantastique , nous déjeunons à la casa de los mariscos d’un KING CRAB à la salsa fuego arrosé d’un blanc sauvignon parfait ( les vignerons français peuvent se faire quelques soucis : les vins argentins sont excellents) Nous quittons Uhuaia par une piste qui longe le canal de BEAGLE jusque l’Estancia HARBERTON dont les terres ont été données en 1886 à un pasteur anglican (Bridges) par l’état argentin en remerciement de ses bonnes œuvres envers les indiens Yaghans ( ils sont tous morts depuis , totalement exterminés ….sans commentaire !!) Nous y dégustons un crumbble à la rhubarbe à tomber raide par terre …on en reprend pour le petit déj. du lendemain Je n’ai jamais vu de paysages aussi harmonieux et paisibles … vallons verdoyants entrelacés de bras d’eau , nous nous posons au bord de l’eau en regardant le soleil qui n’en finit plus de se coucher …au milieu des vaches !!! Km : 34000Au moment de faire la tisane du soir , on découvre que le problème du gaz revient : ce matin ce n’était pas une histoire de T° mais tout simplement l’embout dévissé avec les cahots de la piste …la bouteille est vide : GASP !!!!! Va falloir trouver une solution pour s’approvisionner !!!
Vendredi 7 décembre : gris , 5°Nous tournons le dos à Ushuaia pour reprendre la route qui passe le détroit de Magellan au Chili : le mauvais temps est revenu Arret de rigueur à Tolhuin à la panadéria de l’Union pour faire le plein d’empenadas Km 34270Nous retrouvons avec plaisir la pampa aride et les guanacos
A RIO GRANDE , on s’attaque au problème du gaz Nous sillonnons la ville d’une Gomeria à une tienda de bricolage : une fois nous trouvons des grosses bouteilles de gaz ( mais pas le même embout qu’en europe) et pas de bruleur , une autre fois des bruleurs mais pas les petites bouteilles qui vont avec … On nous indique une endroit ou on pourrait remplir la notre ….mal nous en prend … On finit par trouver l’endroit dans un quartier improbable de parpaings : un gamin essaye de remplir notre bouteille en maintenant à la main un tuyau de gaz liquide sous pression : ça foire dans un grand Pschittt… on fait un grand bon en arrière !!!j’ai vraiment eu peur que cela nous pète à la figure !!!… chou blanc !! Et voilà qu’en repartant , Gim recule le camion et oublie un peu les vélos à l’arrière Gling Glong !!!! UN PARE BRISE arrière qui se fissure tout doucement et inexorablement …ZUT et crotte de bique !!! Nous filons chez le concessionnaire VW : il nous assure que nous trouverons le california est importé au chili et que nous trouverons à IQUIQUE (5000km au nord !!!!) ou certainement à PUNTA ARENAS à 300km au chili ….sur notre route On arrête la journée au camping du club nautique pour tenter de réparer les dégâts : scotch armé sur toute la surface de la vitre pour maintenir les éclats , redressage pas terrible du porte velo .. on décide d’abandonner nos vélos chinois, qui pour l’instant ne nous ont pas beaucoup servi ; nous les offrons à une jeune femme charmante du club qui est ravie de ce cadeau de noël prématuré Au camping nous rencontrons un canadien en TOY avec un bateau sur le toit qui est allé en Sibérie en chine avec son toy et qui descend maintenant d’Alaska en terre de feu … POUR PECHER !!! … tout seul
Samedi 8 décembre : gris 10°Passage de frontière à San Sébastien : on essaye d’économiser la place sur le passeport en faisant mettre les tampons bien au bord mais ce n’est jamais gagné !!! Les douaniers ont l’art surtout en Afrique de tamponner au beau milieu d’une page !!! Nous croisons un Français qui fait le tour du monde : transsibérien , cargo Hong Kong jusque San Francisco , descente en bus jusque la terre de feu : il nous prend en photo avec le camion !!! Détroit de Magellan : le retour … Direction Punta Arenas et le concessionnaire VW…fermé le samedi après midi …il nous faut attendre lundi Nous entrons dans la zone franche , pleine de monde : on y trouve de tout et en particulier hi fi , tv , électroménager et matos de camping : nous trouvons notre bonheur : petites bouteilles de gaz (3x500G) + bruleur ET un réchaud à pétrole avec pétrole désodorisé : on prend tout !!! ceinture et bretelle !!! … Nous trouvons un petit hôtel El calafate ( calafate = myrtille) ou nous pouvons garer le camion et ou nous attendrons lundi au chaud sous une grosse couette ; il y a même le wifi mais ça ne marche pas !! Km : 34570 ??????????
le departGIMIC BOOK
Octobre 2007 : l’épisode chinois est déjà loin derrière nous et nous nous sommes confortablement installés dans notre nouvelle vie de savoyards en grandes vacances…il est temps de prendre la route !!!!
Le « camion » est chargé depuis 1O jours déjà … et déchargé (nous emmenons le strict minimum) … Les plantes vertes sont confiées au copains 16 octobre : portes et volets sont fermés , la clé est sous le gros caillou , c’est tout !! Compteur à 28000km , nous voilà partis
Nous passons d’abord par Paris dire au revoir aux filles ….Camping à Joinville le pont ponpon , derrière la guinguette à Gégène , ….visite de l’arc de triomphe : la vue du sommet est superbe et me réconcilie avec Paris dont je n’avais qu’une vision souterraine
18 octobre : crochet dans le nord pour déjeuner chez Maman Gim fait la connaissance du plat pays de ses terrils et de son « ciel si bas » qu’il envahit tout l’espace Nous filons ensuite vers Le Havre pour rejoindre, en flânant sur les cotes normandes, le bateau qui se fait attendre : Dieppe , Etretat, Deauville …. on se fait une orgie de moules et de coquilles St Jacques… Georges (ex prof de Gim) et Nicole DIMET nous accueillent chaleureusement à Caen et nous font découvrir les plages du débarquement ; il fait un temps superbe : cela nous donne envie d’y revenir l’année prochaine en ULM avec Pierrot et Michel et continuer la virée bretonne de cet été
24 Octobre : le GRANDE SAN PAOLO arrive enfin à quai ..avec 12 j de retard sur la date initiale Il ne part que le lendemain mais nous embarquons immédiatement après avoir tourné désespérément dans Le Havre Le GRANDE SAN PAOLO est un cargo Ro-Ro (Roll-on, Roll-off) de 250m de long transportant essentiellement des containers ; nous montons donc nous même la voiture au 6ème étage au milieu de tracteurs , camions … Parquée au « chausse pied », les marins l’arriment sérieusement Nous débarquons nos affaires pour un confort max pendant un mois de mer : livres(une bibliothèque !!!), musique, ordinateur , DVD, thé , rhum , vin Nous avons la cabine de l’armateur …vue sur la mer …rien que ça !! On nous emmène immédiatement déjeuner dans la salle à manger des officiers ( le respect des horaires de repas est sacré : 7h30 , 11h , 18h !!) Nous découvrons les talents du maitre cuistot sicilien : pastas …à tous les repas …et rencontrons nos co équipiers de voyages : 9 teutons bon teint, fort charmants au demeurant Il y a 25 hommes d’équipage : les officiers sont italiens , l’équipage est indien Anglais de rigueur ! L’après midi , d’immenses grues chargent et déchargent des containers Nous passerons notre première nuit à bord et à quai.. pas plus mal pour s’amariner ! Les moteurs tournent en permanence , même à l’arret , faisant un doux ronron tout à fait acceptable et peu de vibrations
Jeudi 25 octobre Le bateau est parti cette nuit pendant que nous dormions profondément Erreur : Gim s ‘est levé pour assister au départ : nous franchissons l’écluse François 1er , sortons de l’estuaire de la seine pour gagner enfin la haute mer Au petit matin , le temps est gris et nous suivons les cotes bretonnes …sur le GPS Nous naviguons très au large en remontant vers l’Angleterre afin de rejoindre le grand rail des bateaux descendant sur l’Afrique Nous les doublons allégrement à 37 Km/h (sorry : ce n’est pas une donnée très marine mais c’est celle lue au GPS) La mer est calme et le bateau roule peu : ouf !!! Nous prenons nos marques sur le bateau : lecture , entrecoupée de promenades sur le pont à la découverte d’un capharnaüm de vieilles voitures déglinguées , coffres soudés ,remplies de vieux matelas ( ???) .. en partance pour Conakry Nous disposons d’une petite salle de gym : vélo , appareils de muscu, table de ping pong J’ai même commencé un puzzle de 1500 pièces
Samedi 27 octobre
Arrivée de nuit à Bilbao au milieu des grues et des containers : peu de monde pour manœuvrer tout cela , les quais sont relativement déserts Nous embarquons cette fois des super TOY flambant neufs à destination d’une ONG de Dakar , 4 hélicos également…et des poteaux en bois ( ?) Nous descendons à terre et rallions la première petite ville venue , à pied , en stop… : bars à tapas bien animés , comme toujours en Espagne, acrobates extraordinaires sur la place , bacalao dans les échoppes et sur le marché 22h : nous larguons les amarres pour rejoindre Casablanca après 50h de navigation Je téléphone à Annick pour lui annoncer notre arrivée tardive ; peut être ne pourrons nous descendre pour « cause d’insécurité » , nous disent les matelots !!!???? Késako ??
Dimanche 28 octobre 2007
nous longeons maintenant les côtes espagnoles , accompagnés d’une nuée de mouettes en soaring sur la proue du bateau Nous lézardons au soleil dans un transat et apercevons les premiers dauphins , (Gim s’est retranché dans nos appartements légérement barbouillé) La mer est belle , mais le bateau pique lentement du nez dans la longue houle de l’atlantique…
Lundi 29 octobre La vie à bord s’organise …chaque matin , je potasse l’espagnol avec la méthode Assimil …j’en suis à la leçon 20 …sur 100 !!!…je tiens le rythme Le puzzle avance !! Arrivée dans le port de casa vers 15h : 15 bateaux sont en attente Le port est engorgé !!!!
Mardi 30 : la grande mosquée émerge dans la brume du matin , elle est à portée et nous allons régulièrement aux renseignements pour savoir si on peut descendre NO SABE !!!!! le capitaine attend le feu vert du port….
Mercredi 31 octobre 07 15H : enfin le bateau se décide à entrer dans le port et accoste au quai minéralier dans un nuage de phosphate En attendant les autorisations pour des descendre à terre , nous assistons au déchargement de 480 voitures qui déboulent sur le quai dans une belle pagaille : bouchon immédiat assuré…(5000 voitures arrivent chaque semaine…) Le port est crapoteux.. On croise une noria de camions venant décharger du blé : …année de sécheresse , paraît il …les pigeons sont à la fête Passage de police sans problème Hassan nous attend à la sortie avec la voiture de Béa et nous emmène faire un tour de la ville : la grande mosquée me laisse toujours admirative du travail des artisans marocains …, traversée de la ville par les grandes avenues bordées de palmiers , fiancées d’Imilchil
Jeudi 1er novembre 07 Annick nous emmène par la corniche au Marabout de sidi Moussa ( ?) puis nous dépose au Maarif : le marché est toujours là ainsi que son gardien en chaise roulante et le porteur borgne …quelques poils blancs en plus . Pour déjeuner , Zohra nous a cuisiné un super couscous aux cèpes que nous allons digérer l’après midi dans le labyrinthe des ruelles de la médina …retour sur le bateau à 16H 30 et appareillage dans la nuit
Vendredi 2 novembre 07 QUE D’ EAU , QUE D’ EAU !!!!…n’arrête pas de dire Gim De fait nous longeons à bonne distance les cotes marocaines et notre horizon est liquide sur 360° 12h : …au large d’ Agadir ..Transat , crème solaire , lunettes , bouquins …nous rôtissons
3,4 novembre : nous longeons les cotes mauritaniennes la T° est montée de plusieurs degrés le ciel est plombée, la mer plus sombre des poissons volants de la taille et la forme d ‘une hirondelle rasent l’eau nous arrivons de nuit dans le port de Dakar et mouillons au large
lundi 5 novembre : entrée matinale dans le port et déménagement, dés 4h du matin , les voitures pourav passent du pont supérieur à fond de cale Le commandant veut visiblement éviter que quiconque ne monte à l’assaut du bateau à Conakry : peur des voleurs , mais surtout des immigrés clandestins qui profitent de la moindre faille pour se cacher dans un coffre (d’ou les matelas dans les voitures ??) ou autre .. ; certaines ne démarrent plus et sont poussées , tractées sans ménagement sur un palan dans un bruit d’enfer … le bateau en résonne encore pas le temps hélas de descendre flâner sur les marchés , voir les boubous des femmes…, on ne fera que rôder sur le port crasseux
la salle à manger est une étuve les menus sont « diététiques » à souhait ! : pates - pizza le midi , pates- frites le soir , pas de légumes …heureusement les fruits ne manquent pas le vin de table est maintenant définitivement blanc et aussi mauvais que le rouge mais nous ne pouvons en tenir rigueur au cuistot à l’humeur inaltérable : dés qu ‘il arrive devant les fourneaux , il met la musique à fond et chante à tue tête… à Dakar nous avons embarqué dans notre cabine un criquet qui nous vrille les tympans….
Mardi 6 novembre : Arrivée dans le port de Conakry vers 16h accompagnés par un bateau pilote : la passe est très étroite et les alentours jonchés d’épaves Après toutes les histoires et rumeurs de bandits que nous avons entendues sur Conakry , nous sommes à l’affut sur le pont, armés de nos appareils photos …pour « témoigner » !!! Les voitures sont éjectées du bateau par tous les moyens et le débarquement des containers se fait rapidement et sans problèmes ; malgré des équipements fatigués ; les dockers sont particulièrement habiles , mais la sécurité nous semble très limite Pas de scoop , nous restons sur notre faim …
Mercredi 7 novembre 07 le pont est couvert de papillons , criquets , mantes religieuses , cigales … 7h : nous sortons du port de Conakry Cap à L’ouest pour 5j de traversée A nous l’atlantique !!! : 2900 Miles (nautiques) , 100h au GPS pour San Salvador de Bahia Le cuistot a péché plein de daurades ..j’espère que ce n’était pas dans le port , pollué comme les autres..
8, 9 novembre 07 QUE D’EAU , QUE D’EAU !!!!!! ..sur 360° !!! Nous retardons chaque jour nos montres d’ 1h …. Ce qui nous fait des petits matins et des grands câlins à rallonge délicieux …dans une torpeur ouatée RFI nous annonce le départ de la course Lorient – Salvador de Bahia dans une tempête qui sévit des cotes portugaises jusques aux Canaries avec des creux de 10m : on l’a échappé belle !!!! Au passage de l’équateur , le commandant a organisé une petite fiesta qui réunissait marins et passagers autour d’une sangria avec remise de « diplôme de passage de l’équateur » Nous sommes gorgés de soleil et chassons désormais l’ombre d’un bord à l’autre : tribord le matin , bâbord l’après midi …d’autant plus que nous sommes tous préoccupés maintenant par l’apparition de boutons cloques bizarroïdes non identifiés Mes progrès en espagnol stagnent d’autant plus que je m’aperçois qu’il y a plein de mots et de prononciations différents en argentin … J’ai abandonné le puzzle de 1500 pièces , pourtant bien avancé …la table était trop petite !!! Grrr Par contre , nous progressons dans l’art du t’ punch orange de 17h Merci au bon conseil des vendeurs de la librairie Decitre d’Annecy qui nous ont fait une super sélection de bons ouvrages…on avale les bouquins … j’espère que nous pourrons les échanger car nous ne tiendrons pas 5 mois encore
11 novembre après 5j de traversée sur une mer d’huile et sous un ciel d’azur : nous arrivons en fin de journée à Salvador de Bahia dans une baie immense , très belle, bordée d’une forêt d’immeubles ultra modernes la durée de l’escale (départ le 12 à 6H) ne nous laisse pas le temps de descendre, dommage
13 novembre : arrivée vers 10h en vue de Vitoria , nous nous enfonçons dans les terres par un profond bras de mer qui serpente entre d’énormes rochers : alternance d’immeubles ultra modernes et de collines couvertes de favélas chatoyantes (pour les photos !)
le bateau démâte en partie pour passer sous un pont gigantesque de 80m de haut 2 remorqueurs nous aident à faire demi tour dans l’étroit chenal : impressionnant !!
Aussitôt les papiers d’émigration signés , nous sautons dans un taxi pour le parque Moscoso… au hasard…nous sommes surpris par rapport à ce que nous avions perçu dans les ports brésiliens ; propreté , organisation ..prospérité au vu des parcs de voitures … : les immeubles sont vétustes , les magasins remplis de vêtements de basse qualité , mauvais tissus, vilaines coupes , les femmes sont grasses et boudinées dans leurs vêtements prés du corps…ou sont passées les belles brésiliennes des carnavals ??? …pas de troquet pour s’attabler en regardant vibrer la ville ..et de toutes façons pas de distributeurs de cash Nous finissons par trouver une petite gargote de change : après bien des tergiversations ( car nous ne savons ni le taux de change ni échanger facilement en portugais , nous récupérons quelques réal pour boire enfin 2 bières Retour de nuit en barque au bateau pour un départ à minuit
14 novembre Arrivée vers 15h dans la splendide baie de Rio , on aperçoit le fameux pain de sucre (394M) et le Corcovado (710m) , le fameux Christ qui domine la baie et surplombe la plage de Copacabana Tout le monde est sur le pont pour admirer la plus belle baie du monde …sous un soleil de plomb !!! alors que le Christ est lui bien à l’ombre, protégé par un nuage : Zut pour les photos !!! Ty punch devant la baie qui s’illumine doucement le soir Nous embarquons un nombre incalculable de voiture dument fouillées avant de monter à bord ..des Fiat à destination de … ???on verra plus tard Toute la nuit , nous chargeons je ne sais quoi dans un bruit d’enfer … boules quies, !! Au matin , le ciel est bas et gris pour la première fois du voyage …sans espoir pour le reportage photo !! |
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