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1月2日 le departGIMIC BOOK
Octobre 2007 : l’épisode chinois est déjà loin derrière nous et nous nous sommes confortablement installés dans notre nouvelle vie de savoyards en grandes vacances…il est temps de prendre la route !!!!
Le « camion » est chargé depuis 1O jours déjà … et déchargé (nous emmenons le strict minimum) … Les plantes vertes sont confiées au copains 16 octobre : portes et volets sont fermés , la clé est sous le gros caillou , c’est tout !! Compteur à 28000km , nous voilà partis
Nous passons d’abord par Paris dire au revoir aux filles ….Camping à Joinville le pont ponpon , derrière la guinguette à Gégène , ….visite de l’arc de triomphe : la vue du sommet est superbe et me réconcilie avec Paris dont je n’avais qu’une vision souterraine
18 octobre : crochet dans le nord pour déjeuner chez Maman Gim fait la connaissance du plat pays de ses terrils et de son « ciel si bas » qu’il envahit tout l’espace Nous filons ensuite vers Le Havre pour rejoindre, en flânant sur les cotes normandes, le bateau qui se fait attendre : Dieppe , Etretat, Deauville …. on se fait une orgie de moules et de coquilles St Jacques… Georges (ex prof de Gim) et Nicole DIMET nous accueillent chaleureusement à Caen et nous font découvrir les plages du débarquement ; il fait un temps superbe : cela nous donne envie d’y revenir l’année prochaine en ULM avec Pierrot et Michel et continuer la virée bretonne de cet été
24 Octobre : le GRANDE SAN PAOLO arrive enfin à quai ..avec 12 j de retard sur la date initiale Il ne part que le lendemain mais nous embarquons immédiatement après avoir tourné désespérément dans Le Havre Le GRANDE SAN PAOLO est un cargo Ro-Ro (Roll-on, Roll-off) de 250m de long transportant essentiellement des containers ; nous montons donc nous même la voiture au 6ème étage au milieu de tracteurs , camions … Parquée au « chausse pied », les marins l’arriment sérieusement Nous débarquons nos affaires pour un confort max pendant un mois de mer : livres(une bibliothèque !!!), musique, ordinateur , DVD, thé , rhum , vin Nous avons la cabine de l’armateur …vue sur la mer …rien que ça !! On nous emmène immédiatement déjeuner dans la salle à manger des officiers ( le respect des horaires de repas est sacré : 7h30 , 11h , 18h !!) Nous découvrons les talents du maitre cuistot sicilien : pastas …à tous les repas …et rencontrons nos co équipiers de voyages : 9 teutons bon teint, fort charmants au demeurant Il y a 25 hommes d’équipage : les officiers sont italiens , l’équipage est indien Anglais de rigueur ! L’après midi , d’immenses grues chargent et déchargent des containers Nous passerons notre première nuit à bord et à quai.. pas plus mal pour s’amariner ! Les moteurs tournent en permanence , même à l’arret , faisant un doux ronron tout à fait acceptable et peu de vibrations
Jeudi 25 octobre Le bateau est parti cette nuit pendant que nous dormions profondément Erreur : Gim s ‘est levé pour assister au départ : nous franchissons l’écluse François 1er , sortons de l’estuaire de la seine pour gagner enfin la haute mer Au petit matin , le temps est gris et nous suivons les cotes bretonnes …sur le GPS Nous naviguons très au large en remontant vers l’Angleterre afin de rejoindre le grand rail des bateaux descendant sur l’Afrique Nous les doublons allégrement à 37 Km/h (sorry : ce n’est pas une donnée très marine mais c’est celle lue au GPS) La mer est calme et le bateau roule peu : ouf !!! Nous prenons nos marques sur le bateau : lecture , entrecoupée de promenades sur le pont à la découverte d’un capharnaüm de vieilles voitures déglinguées , coffres soudés ,remplies de vieux matelas ( ???) .. en partance pour Conakry Nous disposons d’une petite salle de gym : vélo , appareils de muscu, table de ping pong J’ai même commencé un puzzle de 1500 pièces
Samedi 27 octobre
Arrivée de nuit à Bilbao au milieu des grues et des containers : peu de monde pour manœuvrer tout cela , les quais sont relativement déserts Nous embarquons cette fois des super TOY flambant neufs à destination d’une ONG de Dakar , 4 hélicos également…et des poteaux en bois ( ?) Nous descendons à terre et rallions la première petite ville venue , à pied , en stop… : bars à tapas bien animés , comme toujours en Espagne, acrobates extraordinaires sur la place , bacalao dans les échoppes et sur le marché 22h : nous larguons les amarres pour rejoindre Casablanca après 50h de navigation Je téléphone à Annick pour lui annoncer notre arrivée tardive ; peut être ne pourrons nous descendre pour « cause d’insécurité » , nous disent les matelots !!!???? Késako ??
Dimanche 28 octobre 2007
nous longeons maintenant les côtes espagnoles , accompagnés d’une nuée de mouettes en soaring sur la proue du bateau Nous lézardons au soleil dans un transat et apercevons les premiers dauphins , (Gim s’est retranché dans nos appartements légérement barbouillé) La mer est belle , mais le bateau pique lentement du nez dans la longue houle de l’atlantique…
Lundi 29 octobre La vie à bord s’organise …chaque matin , je potasse l’espagnol avec la méthode Assimil …j’en suis à la leçon 20 …sur 100 !!!…je tiens le rythme Le puzzle avance !! Arrivée dans le port de casa vers 15h : 15 bateaux sont en attente Le port est engorgé !!!!
Mardi 30 : la grande mosquée émerge dans la brume du matin , elle est à portée et nous allons régulièrement aux renseignements pour savoir si on peut descendre NO SABE !!!!! le capitaine attend le feu vert du port….
Mercredi 31 octobre 07 15H : enfin le bateau se décide à entrer dans le port et accoste au quai minéralier dans un nuage de phosphate En attendant les autorisations pour des descendre à terre , nous assistons au déchargement de 480 voitures qui déboulent sur le quai dans une belle pagaille : bouchon immédiat assuré…(5000 voitures arrivent chaque semaine…) Le port est crapoteux.. On croise une noria de camions venant décharger du blé : …année de sécheresse , paraît il …les pigeons sont à la fête Passage de police sans problème Hassan nous attend à la sortie avec la voiture de Béa et nous emmène faire un tour de la ville : la grande mosquée me laisse toujours admirative du travail des artisans marocains …, traversée de la ville par les grandes avenues bordées de palmiers , fiancées d’Imilchil
Jeudi 1er novembre 07 Annick nous emmène par la corniche au Marabout de sidi Moussa ( ?) puis nous dépose au Maarif : le marché est toujours là ainsi que son gardien en chaise roulante et le porteur borgne …quelques poils blancs en plus . Pour déjeuner , Zohra nous a cuisiné un super couscous aux cèpes que nous allons digérer l’après midi dans le labyrinthe des ruelles de la médina …retour sur le bateau à 16H 30 et appareillage dans la nuit
Vendredi 2 novembre 07 QUE D’ EAU , QUE D’ EAU !!!!…n’arrête pas de dire Gim De fait nous longeons à bonne distance les cotes marocaines et notre horizon est liquide sur 360° 12h : …au large d’ Agadir ..Transat , crème solaire , lunettes , bouquins …nous rôtissons
3,4 novembre : nous longeons les cotes mauritaniennes la T° est montée de plusieurs degrés le ciel est plombée, la mer plus sombre des poissons volants de la taille et la forme d ‘une hirondelle rasent l’eau nous arrivons de nuit dans le port de Dakar et mouillons au large
lundi 5 novembre : entrée matinale dans le port et déménagement, dés 4h du matin , les voitures pourav passent du pont supérieur à fond de cale Le commandant veut visiblement éviter que quiconque ne monte à l’assaut du bateau à Conakry : peur des voleurs , mais surtout des immigrés clandestins qui profitent de la moindre faille pour se cacher dans un coffre (d’ou les matelas dans les voitures ??) ou autre .. ; certaines ne démarrent plus et sont poussées , tractées sans ménagement sur un palan dans un bruit d’enfer … le bateau en résonne encore pas le temps hélas de descendre flâner sur les marchés , voir les boubous des femmes…, on ne fera que rôder sur le port crasseux
la salle à manger est une étuve les menus sont « diététiques » à souhait ! : pates - pizza le midi , pates- frites le soir , pas de légumes …heureusement les fruits ne manquent pas le vin de table est maintenant définitivement blanc et aussi mauvais que le rouge mais nous ne pouvons en tenir rigueur au cuistot à l’humeur inaltérable : dés qu ‘il arrive devant les fourneaux , il met la musique à fond et chante à tue tête… à Dakar nous avons embarqué dans notre cabine un criquet qui nous vrille les tympans….
Mardi 6 novembre : Arrivée dans le port de Conakry vers 16h accompagnés par un bateau pilote : la passe est très étroite et les alentours jonchés d’épaves Après toutes les histoires et rumeurs de bandits que nous avons entendues sur Conakry , nous sommes à l’affut sur le pont, armés de nos appareils photos …pour « témoigner » !!! Les voitures sont éjectées du bateau par tous les moyens et le débarquement des containers se fait rapidement et sans problèmes ; malgré des équipements fatigués ; les dockers sont particulièrement habiles , mais la sécurité nous semble très limite Pas de scoop , nous restons sur notre faim …
Mercredi 7 novembre 07 le pont est couvert de papillons , criquets , mantes religieuses , cigales … 7h : nous sortons du port de Conakry Cap à L’ouest pour 5j de traversée A nous l’atlantique !!! : 2900 Miles (nautiques) , 100h au GPS pour San Salvador de Bahia Le cuistot a péché plein de daurades ..j’espère que ce n’était pas dans le port , pollué comme les autres..
8, 9 novembre 07 QUE D’EAU , QUE D’EAU !!!!!! ..sur 360° !!! Nous retardons chaque jour nos montres d’ 1h …. Ce qui nous fait des petits matins et des grands câlins à rallonge délicieux …dans une torpeur ouatée RFI nous annonce le départ de la course Lorient – Salvador de Bahia dans une tempête qui sévit des cotes portugaises jusques aux Canaries avec des creux de 10m : on l’a échappé belle !!!! Au passage de l’équateur , le commandant a organisé une petite fiesta qui réunissait marins et passagers autour d’une sangria avec remise de « diplôme de passage de l’équateur » Nous sommes gorgés de soleil et chassons désormais l’ombre d’un bord à l’autre : tribord le matin , bâbord l’après midi …d’autant plus que nous sommes tous préoccupés maintenant par l’apparition de boutons cloques bizarroïdes non identifiés Mes progrès en espagnol stagnent d’autant plus que je m’aperçois qu’il y a plein de mots et de prononciations différents en argentin … J’ai abandonné le puzzle de 1500 pièces , pourtant bien avancé …la table était trop petite !!! Grrr Par contre , nous progressons dans l’art du t’ punch orange de 17h Merci au bon conseil des vendeurs de la librairie Decitre d’Annecy qui nous ont fait une super sélection de bons ouvrages…on avale les bouquins … j’espère que nous pourrons les échanger car nous ne tiendrons pas 5 mois encore
11 novembre après 5j de traversée sur une mer d’huile et sous un ciel d’azur : nous arrivons en fin de journée à Salvador de Bahia dans une baie immense , très belle, bordée d’une forêt d’immeubles ultra modernes la durée de l’escale (départ le 12 à 6H) ne nous laisse pas le temps de descendre, dommage
13 novembre : arrivée vers 10h en vue de Vitoria , nous nous enfonçons dans les terres par un profond bras de mer qui serpente entre d’énormes rochers : alternance d’immeubles ultra modernes et de collines couvertes de favélas chatoyantes (pour les photos !)
le bateau démâte en partie pour passer sous un pont gigantesque de 80m de haut 2 remorqueurs nous aident à faire demi tour dans l’étroit chenal : impressionnant !!
Aussitôt les papiers d’émigration signés , nous sautons dans un taxi pour le parque Moscoso… au hasard…nous sommes surpris par rapport à ce que nous avions perçu dans les ports brésiliens ; propreté , organisation ..prospérité au vu des parcs de voitures … : les immeubles sont vétustes , les magasins remplis de vêtements de basse qualité , mauvais tissus, vilaines coupes , les femmes sont grasses et boudinées dans leurs vêtements prés du corps…ou sont passées les belles brésiliennes des carnavals ??? …pas de troquet pour s’attabler en regardant vibrer la ville ..et de toutes façons pas de distributeurs de cash Nous finissons par trouver une petite gargote de change : après bien des tergiversations ( car nous ne savons ni le taux de change ni échanger facilement en portugais , nous récupérons quelques réal pour boire enfin 2 bières Retour de nuit en barque au bateau pour un départ à minuit
14 novembre Arrivée vers 15h dans la splendide baie de Rio , on aperçoit le fameux pain de sucre (394M) et le Corcovado (710m) , le fameux Christ qui domine la baie et surplombe la plage de Copacabana Tout le monde est sur le pont pour admirer la plus belle baie du monde …sous un soleil de plomb !!! alors que le Christ est lui bien à l’ombre, protégé par un nuage : Zut pour les photos !!! Ty punch devant la baie qui s’illumine doucement le soir Nous embarquons un nombre incalculable de voiture dument fouillées avant de monter à bord ..des Fiat à destination de … ???on verra plus tard Toute la nuit , nous chargeons je ne sais quoi dans un bruit d’enfer … boules quies, !! Au matin , le ciel est bas et gris pour la première fois du voyage …sans espoir pour le reportage photo !! |
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